Samedi 25 septembre, nous avons accueilli Leïla, fondatrice de My Good Place pour un atelier autour de la décoration responsable,  car oui, décorer son lieu de vie de façon écologique c’est possible et sans se ruiner.

My Good Place est le premier service de décoration d’intérieur éthique et responsable destiné tant aux particuliers qu’aux professionnels.

Son ambition ? Promouvoir la déco-responsable comme un mode de vie, et accompagner vers une transition écologique d’intérieur, en brisant les à priori sur la déco-responsable, notamment en termes de budget.

Au cœur de ces projets de déco : consommer MOINS, BEAU et SAIN.

Leïla a accepté de répondre à nos questions et vous dévoile dans cet article son parcours, sa vision de la décoration et vous donne des astuces pour décorer votre cocon de façon écologique.

 

Raconte-nous ton rapport à l’environnement et l’écologie.

Mon rapport à l’écologie n’a pas toujours été le même dans le temps. J’ai toujours eu conscience de mon impact environnemental et pris mes responsabilités, mais tout s’est accéléré dans mes pratiques personnelles, en même temps que je me suis lancée dans le projet My good place.

Je ne suis pas parfaite et j’apprends tous les jours. Comme tout le monde. Mais je remarque que ma consommation (à tous les niveaux) est devenue un acte de vote en général, depuis la création de My good place.

J’achète certains produits parce que je cautionne la manière dont ils sont fabriqués et dont la main d’œuvre est traitée.

Ma conscience éthique et responsable évolue et grandit en même temps que le développement de My Good Place, ce qui se voit dans la manière dont j’accompagne mes clients.

 

Quel est ton parcours ?

Très intéressée par les sujets de société et d’actualité, je suis entrée en faculté de droit juste après mon baccalauréat ES.

Après un master 2 en droit des affaires, j’ai occupé un premier emploi de juriste en droit des affaires. Très vite, je m’aperçois que j’aspire à un métier plus en phase avec ma personnalité, mes passions et mes convictions personnelles.

J’ai donc quitté mon emploi de juriste pour me consacrer à ce projet entrepreneurial. L’écologie et la psychologie de l’habitat ont toujours été des thématiques importantes dans ma vie et j’y étais déjà très sensible depuis plusieurs années. Il m’a paru évident de lier les sujets de bien-être dans son intérieur et de développement durable.

J’ai alors décidé de me lancer dans la création de ma première entreprise, aux valeurs qui me tiennent à cœur. En parallèle, j’ai consolidé toutes mes connaissances en matière de psychologie de l’habitat et je me suis formée. C’est comme cela que My good place voit le jour en 2021.

 

En quoi consiste ton activité et quelles sont les valeurs qui l’animent ?

Je suis décoratrice d’intérieur éthique & responsable. J’accompagne les particuliers et les professionnels dans l’harmonisation de leurs lieux de vie, pour qu’ils soient plus sains pour eux et la planète, et qu’ils boostent leurs énergies.

My good place s’est construit autour de trois valeurs principales : le design au service du bien-être, l’écologie et la valorisation de l’artisanat local.

Pour cela nous proposons plusieurs formules sur notre site my-good-place.com : tant du conseil en déco-responsable que la réalisation de projets déco-responsable.

Nous souhaitons impacter le plus de personnes dans leur quotidien, en les guidant vers leur propre transition écologique d’intérieur, et démontrer au plus grand nombre que le design d’intérieur éthique et responsable est accessible à tous.

Je collabore avec des marques de design éco-responsables ayant cette conscience éthique et écologique. Dans ces cas-là, leurs produits sont fabriqués avec des matières naturelles, gérées durablement, en Europe, et qui durent dans le temps. Cela me permet de me fournir auprès de créateurs, artisans, entreprises françaises ou européennes fabriquant du neuf, dans le respect de la planète et d’éviter les enseignes d’ameublement classiques où ces critères ne sont pas toujours respectés (même si cela change de plus en plus).

De plus, My good place valorise aussi la seconde main en établissant des partenariats avec des brocantes en ligne ou des entreprises commercialisant des meubles en excellent état et de seconde main.

 

Peux-tu nous expliquer ce qu’est une “décoration éco-responsable” ?  

Il est vrai que tout le monde ne comprend pas directement ce que signifie « décoration éco-responsable » ou « déco-responsable et éthique »

Tout de suite, on s’imagine un intérieur entièrement décoré avec de la récup’ du sol au plafond. Ce n’est pas nécessairement le cas ! Même si ça peut l’être, si c’est ce que l’on souhaite.

La décoration éco-responsable c’est repenser ses lieux de vie avec des objets ou du mobilier respectueux de la nature, qu’ils soient neufs, de seconde main ou réemployés autrement.

Il s’agit également de repenser son rapport à l’objet. Choisir avec soin ce dont on a besoin. Ce que l’on aime vraiment pour s’entourer de choses qui ont une vraie fonction pratique et affective.

 

Quelles sont les règles d’or/les bons tuyaux pour une déco responsable ?

La « règle d’or » c’est que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas !

Dès lors, le premier réflexe à avoir, serait de regarder ce que l’on a déjà à sa disposition pour décorer son intérieur et qui peut être restauré, relooké, détourné, récupéré chez quelqu’un d’autre (amis, famille, brocante, vide grenier, plateforme de seconde main…)

À défaut, il est important d’avoir une certaine connaissance des matières écologiques, dont l’exploitation est gérée durablement et qui ne génère pas une forte empreinte carbone.

Il faut prendre en considération plusieurs éléments et se poser des questions.

D’où proviennent les matières qui composent cet objet ? Les matières utilisées et l’assemblage de ces matières ont-ils eu lieu dans un seul pays ou plusieurs ?

En effet, l’empreinte carbone sera plus importante si la matière première est issue du Maroc et si l’assemblage a lieu en Italie, puis si le produit mis en vente est en France. Il y aura forcément plusieurs déplacements, ce qui est défavorable à l’environnement.

Attention aux mentions « Made in France » qui ne sont juridiquement pas encadrées et qui veulent tout et rien dire…

Il faut aussi vérifier si la matière utilisée pour fabriquer l’objet a été gérée durablement. (Cela signifie que pour l’utilisation de bois par exemple, l’exploitation de la forêt concernée ne remet pas en question sa santé ni sa survie).

Pour faire face au greenwashing, il existe quantité de labels donnant diverses informations sur la provenance des matières et la manière dont elles ont été exploitées. Des ouvrages en librairie peuvent aussi vous aider à vous informer sur les matières à privilégier et les idées reçues.

 

Retrouvez plus d’infos sur le site de My Good Place.